résumé
En conviant des figures ambivalentes et des formes trafiquées, j’envisage l’image comme une instance malléable, y laissant apparaître des instants suspendus, proches de ceux du souvenir ou de l’évocation. Reproductions ébauchées, supports montés, mettent en crise l’idée d’original, ouvrant une réflexion politique sur le pouvoir des images et leur capacité à structurer les récits dominants.
Dans l’invitation à une errance visuelle, les imaginaires sont encapsulés, parfois entravés, agissant comme des dispositifs de rétention émotionnelle.
L’image est enfermée, portée, attachée.
Elle devient un espace de projection laissant affleurer les états. En se reconstruisant et se chargeant d’ambiguïté, sa consommation n’est plus passive.
Une parole multiculturelle se déploie, attentive aux circulations, aux déformations et aux récits que les images portent. À travers ces agencements, ma pratique est orientée au coeur de ces imaginaires, en transformation, dans la volonté d’en désamorcer les automatismes.